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Apprendre à coder, est-ce toujours nécessaire ?

Est-ce nécessaire d’apprendre à coder pour se lancer dans la création d’un site web ou d’une application ? Pas si sûr.

Les outils no code se développent et permettent de faire rapidement des sites toujours plus beaux et ce, sans avoir besoin de se former pendant des années. 

« Le futur du code, c’est pas de code du tout », voilà la vision de Chris Wanstrath, le cofondateur de GitHub dans une keynote fin 2017 à San Francisco. Sa vision est que l’intelligence artificielle va remplacer les programmes et donc il n’y aura plus besoin d’apprendre à coder.

Au-delà de cette vision à long terme, la question de l’apprentissage du code se pose déjà aujourd’hui. Elle se pose pour un domaine en particulier, la création de sites web et d’applications.

L’App Store compte pas moins de 130 000 applications et ce chiffre augmente de plus en plus rapidement. Or, aujourd’hui des plateformes permettent de fabriquer des applications sans coder, à l’instar de Webflow ou Bubble. Selon son créateur, le français Emmanuel Straschnov, « plutôt que de tous apprendre à coder, nous pensons qu’il faut réinventer la façon dont on programme ».

La question se pose donc pour les entrepreneurs et les particuliers cherchant à mettre forme à leur projet de site web ou d’application mobile, le no code permettant de fabriquer des produits scalables et robustes.

Aujourd’hui, la démocratisation des outils no code rebat les cartes d’un milieu jusqu’alors réservé uniquement aux professionnels, celui de la programmation.

La révolution no code: s’affranchir des contraintes du code

Le développement du no code est considéré par certains comme une petite révolution car il vient titiller un domaine jusqu’alors réservé uniquement à des techniciens. Le no code permet notamment de créer rapidement un site web ou une application. En ce sens il remplace les mauvais programmeurs. C’est ce que permet Webflow, un éditeur de sites web qui permet de fabriquer des sites web esthétiques et ambitieux sans coder, mais en glissant-déposant.

Par définition, le no code est un raccourci de code, en glissant-déposant, Webflow permet d’organiser des morceaux de code préfaits entre eux. Pour une première version d’application ou pour un projet web, le no code a donc de nombreux avantages par rapport au code :

  • Réduction drastique des délais de création,
  • Bisse des coûts de création,
  • Gain sur le go-to-market : on se concentre sur le produit plutôt que sur la technique,
  • Simplification de l’apprentissage

Le no code est donc particulièrement intéressant pour les entrepreneurs car s’ils décident de se former aux outils no code. Cela leur permet de faire eux-mêmes une preuve de concept et réaliser un MVP sans lever de fonds. Surtout que le no code devient aussi puissant que le code pour créer des sites web, en intégrant des animations poussées et en permettant l’optimisation SEO. Plusieurs youtubeurs se sont ainsi amusé à recréer le site d’Apple uniquement en no code, avec succès.

Une autre application très intéressante du no code, notamment pour les entreprises, est l’automatisation.

Cet autre pan du no code permet en effet de lier, entre eux, des outils du quotidien tels que Google Sheets, Gmail, Slack ou Airtable. En liant ces applications entre elles, des logiciels tels que Integromat ou Zapier permettent de créer des scénarios d’automatisation qui permettent de gagner en productivité et de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Ce n’est pour autant pas la fin du code

Le no code ne fait pas tout. Le code reste largement nécessaire : ce n’est évidemment pas la fin du code. En effet, le no code ne concerne que la partie émergée du code. Tout ce qui touche à l’infrastructure réseau à l’algorithmique ou à la cybersécurité apparaît difficile à remplacer.

Webflow lui-même produit un script en HTML + CSS. Le « no code » ne concerne que l’expérience utilisateur. Pour mettre en place des fonctionnalités avancées et innovantes avec une composante algorithmique forte, le recours à une solution “code” est donc souvent nécessaire. Apprendre à coder, c’est apprendre le langage de la machine, et ça restera toujours irremplaçable en informatique pur.

Pour la création de sites web et d’applications, cette idée est plus nuancée. Plusieurs experts sont persuadés que le futur de la programmation web, c’est le low code. Cette méthode agile permet de s’affranchir à la fois des contraintes du code et du no code.

En effet, développer, ce n’est pas uniquement coder, il faut acquérir une compréhension fine des envies et des objectifs du client, sinon le résultat risque d’être décevant.

Les projets digitaux ne se cantonnent pas au code que l’on trouve dans le capot. Chaque projet a ses enjeux et ses contraintes, qui méritent un temps d’analyse technique et stratégique. Il convient de s’adapter aux problématiques de chacun, indépendamment de la technique utilisée.

Tout dépend de ce que cherche le programmeur. S’il souhaite un site aux petits oignons en terme de design, webflow est la meilleure solution. Si cherche en revanche une algorithmique complexe alors le code reste la norme.

Au final, le no code et le code sont complémentaires. Le no code remplace les mauvais développeurs et le code reste essentiel pour des projets plus complexes.

D’après Laurent Alexandre, auteur de la « Guerre des intelligences », « le code informatique bas de gamme sera entièrement automatisé » au cours des prochaines années. Pour quelqu’un qui souhaite se lancer aujourd’hui dans la programmation, sa problématique n’est pas de comment apprendre à coder mais d’apprendre à apprendre.

Ce que recherchent les clients, ce n’est pas quelqu’un qui sait coder. Ils cherchent quelqu’un qui sait se former rapidement sur un outil qui génère du code. La technique importe peu tant qu’on obtient le résultat escompté.

L’apprentissage du code est imprégné de cette culture de l’auto-apprentissage. Le programmeur, en codant un nouveau programme, rencontre toujours un problème qu’il doit solutionner par lui-même la solution. C’est cette logique qu’il convient de développer, c’est notamment pour cela que les bons programmeurs font de bons no codeurs. La qualité du programmeur réside dans la capacité à s’approprier un outil ou une logique rapidement.

Apprendre à apprendre pour être un bon maker

Alors que se démocratise la programmation dès le plus jeune âge, la pensée générale semble aller vers plus de code pour plus de monde. Il existe aujourd’hui un clivage, on ne parle pas la même langue. Aller au-delà de cette dichotomie semblait alors passer par plus de code pour plus de monde, le plus tôt possible. Et si la solution était ailleurs ?

Au lieu d’élever la population au niveau du code, il existe une autre solution : rendre la programmation plus compréhensible.

Depuis quelques années le no code bouscule ce clivage entre programmeurs et non programmeurs. Le no code vient casser une idée implantée depuis les années 1980 : programmer, c’est compliqué. Mais au-delà de la complexité de la logique derrière la programmation, la principale barrière était l’apprentissage d’une syntaxe ardue et rigoureuse.

Aujourd’hui, la programmation se démocratise et les néophytes peuvent s’essayer à la création de sites web et d’apps. Le langage de la machine devient parlant. Ce que l’on nomme la « programmation visuelle » efface les complications liées à l’écriture des instructions machine. Au lieu d’écrire du texte, on manipule des icônes, des blocs, des boutons. La programmation devient alors accessible à tous.

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Adil Sasse

web & digital entrepreneur Spécialiste en outils No-Code

J’aide les entreprises, les startup et les entrepreneurs à réaliser des projets web sans écrire de code

Adil Sasse

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